Pourquoi l’été 2026 a été très chaud ? Quelques éléments de réponses.

Je ne vous apprends rien, le climat de la terre change et se réchauffe et l’Europe est l’un des endroits ou ça se réchauffe le plus rapidement car nous sommes entourés de mers et océans qui se réchauffent aussi (voir l’image en PJ) et qui stockent aussi une partie de la chaleur. Ca, c’est un premier élément de réponse.
En deuxième, je mettrais la sécheresse accumulée, car des sols secs ne renvoient pas suffisamment d’humidité dans l’air, permettant de refroidir l’atmosphère.

Un peu plus loin de l’Europe, à quelques milliers de kilomètres, on a un vaste système de circulation océanique que l’on appelle l’AMOC. Il transporte de l’eau des régions tropicales vers des régions plus au nord et de l’eau du nord vers le sud dans les profondeurs.

Malheureusement, ce grand système se retrouve perturbé à cause de la fonte des glaces au Groenland car elle ajoute de l’eau douce à l’océan et ça peut modifier la salinité et la densité des eaux de surface et, potentiellement, contribuer à ralentir l’AMOC. Son évolution reste encore très incertaine à ce jour.

Du coup, on observe ces dernières années une zone, vers le Groenland, dont les eaux, et l’air, se refroidit moins vite par rapport au reste la planète (voir l’image en PJ, on aperçoit une zone bleu au milieu/nord-ouest de l’ océan atlantique).

C’est en réalité plus complexe que ça mais j’ai préféré simplifier et faire court sinon on est partis pour un disserte de 52 pages (quoi qu’on y est presque 😁) mais en tout cas c’est lié en partie.

Cette anomalie froide peut influencer, parmi d’autres facteurs, les contrastes thermiques et la circulation atmosphérique dans l’Atlantique Nord, ainsi que la position et les ondulations du courant-jet. Dans certaines configurations, celui-ci peut se décaler vers le nord, laissant les dépressions circuler davantage vers les environs de l’Islande et favorisant des conditions anticycloniques sur l’Europe.
Parfois, une poche d’air froid peut se détacher du courant-jet sous l’effet de ses ondulations et s’isoler au sein d’une zone anticyclonique, par exemple au large du Portugal. C’est ce que l’on appelle une goutte froide.
Selon sa position, cette goutte froide peut contribuer à favoriser l’arrivée d’air chaud provenant d’Afrique du Nord.

Il faut savoir aussi que sous un anticyclone, l’air subside (il descend) et il se réchauffe par compression adiabatique, perd de l’humidité, car en altitude l’air converge et il faut bien que cet accumulation d’air aille quelque part, donc il descend ;).
Cela n’arrange rien et réchauffe encore plus la masse d’air, déjà chaude de base.
C’est un vrai cercle vissieux.

Bien sur, tout cela est un début de réponse, et en plus vient maintenant s’ajouter El Niño et ses anomalies chaudes, que je vous ai expliqués hier.

Il y a aussi l’expansion de la ceinture subtropicale, à cause du réchauffement.
Il faut savoir que vers l’équateur le temps est plutôt dépressionnaire car le soleil chauffe fortement la bas et l’air chaud monte ainsi et forme très souvent des précipitations ou un temps couvert.
Ces masses d’airs, par la force de rotation de la terre, sont déviés soit vers le sud, ou le nord puis redescende naturellement (subsidence), formant de vastes sont anticycloniques comme celle des Açores, on appelle cette zone la cellule de Hadley.
Grossièrement :
Avec le changement climatique, la cellule de Hadley change et peut, dans certaines régions, s’étendre vers des latitudes plus élevées. Cela peut donc favoriser l’extension des zones subtropicales sèches et anticycloniques vers la Méditerranée et parfois vers l’Europe.
C’est pour cela que nos hivers sont plus doux également (entre autres).

Il y a surement plein d’autres facteurs non cités ici et que les scientifiques continuent d’étudier.
Dans cette publication, j’ai essayé de faire au plus court possible, et j’ai parfois volontairement fait quelques raccourcis pour simplifier un peu. C’est en réalité bien plus complexe que ça car le climat sur terre est extrêmement complexe, c’est un énorme rouage.
L’AMOC n’est par exemple pas la cause de tout notre climat en Europe et El Niño non plus.